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Terre2goyaves

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Viaje con nosotros / Travel with us :)

Le trek du W : entre rêve et cauchemar (Torres del Paine - Patagonie Chilienne) 🇦🇷

Tout avait pourtant bien commencé, le trek du W, réputé comme l'un des plus beaux du monde, avait été mis sur notre "to do list" du tour du monde depuis le début du projet. On s'était renseigné sur sa difficulté, 76km en 5 jours, le plus difficile n'étant pas le trek en lui même mais la météo, difficile à anticiper ici, c'est Vivaldi tous les jours ! (Oui les 4 saisons... 😂)

Du coup on s'était équipés en conséquence, on avait lu plein de blogs qui en parlaient, bref on était prêts !

Pour que vous compreniez la suite, il faut savoir que le W se fait habituellement en 4 à 5 jours, et qu'il y a sur le parcours des campings gratuits (sans aucune infrastructure) des campings payants (avec sanitaires et eau chaude) et des refuges. On marche ce que l'on peut et on s'arrête dans l'un des campings/refuge pour passer la nuit et ainsi de suite. Enfin ca, c'est ce qu'on pensait...

- Avant le départ : 1er imprévu !

Avant même d'arriver à Puerto Natales, ville qui sert de camp de base avant l'assaut du fameux W, nous rencontrons 2 couples de Français en voyage long comme nous qui en reviennent. "Quoi ? Vous n'avez pas réservés vos hébergements à l'avance?? Vous ne pourrez jamais partir dans 2 jours, depuis le 15 octobre (donc 1mois 1/2 avant notre arrivée) il faut absolument réserver sous peine de ne pas pouvoir se lancer dans le trek"

On se prend un coup de pression et à peine arrivés à Puerto Natales (un dimanche, agences fermées) on se rue sur le site des campings afin de réserver en ligne pour le plus tôt possible... Et là c'est la douche froide. Tous les campings gratuits sont plein sur plus d'un mois, on arrive à trouver des places en campings payants pour dans 2 jours, mais sur le milieu du parcours rien de dispo avant une semaine ! La seule option : payer une nuit en refuge hors de prix 210$US pour nous 2 pour un dortoir de 8 personnes en tente en dur. Ça fait cher, mais c'est apparemment la seule solution, alors on réserve ! Nos fameuses réservations en poche, on est content, on profite des 48h de libre pour acheter et louer tout ce dont on aura besoin, tente, matelas, réchaud, bouteille de gaz... c'est notre premier trek en autonomie, il va donc falloir gérer notre alimentation pendant 5 jours. On regarde sur les blogs encore ce qui se fait, ce sera soupe déshydratée/ noodles le soir, sandwich le midi et flocon d'avoine/lait en poudre le matin. Rien de fort réjouissant, mais on est pas là pour faire gastronomique !

Les dernières 24h on trépigne d'impatience, on est plus que prêts on a checker la météo, apparemment on aura de la pluie. Mais bon ici tout change très vite alors on s'inquiète pas trop.

- Jour 1 : tout va bien

On prend le bus, on arrive au parc on achète nos tickets d'entrée, on voit partout des affiches qui disent que ceux qui n'ont pas de réservations ne peuvent pas se lancer sur le W. C'était donc pas une rumeur. Arrivée au camping juste à l'entrée du parc, on doit faire le Check In dans une espèce de réception, le type vérifie notre réservation, on est autorisé à planter la tente. Il est 18h, on commencera à marcher le lendemain, comme prévu. 19h, alors qu'on "cuisine" notre premier soupe/noodles il se met à pleuvoir. Même pas peur, on mange vite et on file sous la tente. Il pleuvra toute la nuit. Heureusement notre tente est de bonne qualité et l'eau ne passera pas a l'intérieur, on en a vu faire sécher leur duvet aux toilettes, pas cool...

- Jour 2 : que le trek commence...mal !

Le lendemain matin, réveil 7h30, l'objectif de la journée c'est 23km de marche AR (d'après le plan donné par le parc 9h) pour aller au mirador des Torres : 3 grandes tours de pierre, et à leurs pieds une lagune verte/bleue. L'avantage de cette journée, c'est que cette partie se fait en aller/retour, on revient donc dormir dans le même camping, pas obligés de porter le gros sac ! On ouvre la tente, il pleut toujours, dehors c'est complètement bouché, brouillard épais on y voit rien... Les Torres sont souvent cachés dans les nuages quand c'est couvert mais alors là... Ça semble mal engagé pour les voir... Comme avec ce système de réservation il n'est pas question de prendre du retard, on ne peut pas décider de ne pas y aller et de le faire le lendemain. Ne pas y aller du tout ? C'est pas une option, on est venu là pour faire le W, tant pis si on n'y voit rien, mais au moins on l'aura fait ! Je demande au réceptionniste du camping s'il y a une chance de voir quelque chose, réponse : peut être. On appendra plus tard que quoi qu'on demande ici, ce sera souvent la réponse apportée par les gens bossant ici... Pratique ! On retarde donc notre départ d'une heure en espérant que ça s'arrange, mais compte tenu du temps nécessaire pour faire cette partie on ne peut pas partir trop tard. Il existe bien 2 autres campings plus près des Torres, mais tous les 2 étaient pleins, donc pas le choix, on se met en route. Veste Imperméable, sur pantalon imperméable et chaussure de rando en Gore tex on part assez confiants sur notre équipement. Au bout de 3h de marche, premier constat : aucune amélioration. Dernière heure de grimpette beaucoup plus intense dans les rochers, les bourrasques de vent s'invite aussi, on en prend plein la tête ! On est même obligés de s'arrêter quand il y a des rafales c'est vraiment impressionnant, je regarde les arbres s'affoler, faudrait pas s'en prendre un sur la tête... Arrivés enfin au mirador, c'est la catastrophe, la pluie s'est transformée en neige, on n'y voit rien, le combo vent/neige nous fouette, on voit des gens réfugiés sous des rochers qui attendent (une éclaircie ?) Nous on y croit pas, on avait prévu de pique niquer la, mais c'est râpé, on fait notre photo devant la lagune, les Torres resteront cachées et on entame la redescente. Les imperméables commencent à atteindre leurs limites, les chaussures sont trempées, on a froid, bref on ne traîne pas. Nos doigts ont gonflés, on a du mal à bouger nos mains. On a faim, on s'arrête sous les arbres, on engloutit notre sandwich sous la pluie. 2h plus tard, toujours sur la descente, il s'arrête de pleuvoir. Ouf, un rayon de soleil. On terminera la descente, sur la dernière heure au soleil. Effectivement, on ne nous avait pas menti, on a eu droit à tout lors de cette première journée, pluie, vent, neige et soleil, même si ce dernier est arrivés un peu tard, nous privant du premier spot de ce trek... On rentre donc au camping un peu déçu de ne pas avoir vu les Torres, mais demain est un autre jour...

Le trek du W : entre rêve et cauchemar (Torres del Paine - Patagonie Chilienne) ��

- Jour 3 : La poisse !

On se lève, le temps est bien couvert mais au moins il ne pleut pas. On plie bagage, aujourd'hui 17,5km pour regagner le refuge. La différence avec hier : on doit porter toutes nos affaires. Pour Florian, une quinzaine de kilos sur le dos, et moi seulement 5 ou 6. Le chemin monte et descend sans arrêt, on longe un lac tout le long du sentier. On aura quelques gouttes de pluie mais rien de comparable avec le jour précédent. Cette fois ci le pique nique aura lieu sur un joli point de vue ! Le ciel est assez chargé mais ça reste agréable. Qu'est ce qui pourrait nous gâcher la journée alors ? Alors qu'on se trouve à environ 2h du refuge on croise des gens qui nous demande où on va, et nous préviennent qu'un pont est cassé, après le refuge où l'on doit se rendre. Pour nous ça ne change rien donc, en tout cas pour cette journée, mais le lendemain on doit emprunter ce pont. D'autres marcheurs nous disent que d'après eux, si le pont est cassé ce n'est pas grave, car il doit y avoir moyen de franchir la rivière en contrebas, que ce n'est pas si profond. Tout au long de la route on entend tout et son contraire. On continue à marcher jusqu'au refuge où on prendra des renseignements. Avant d'y arriver on rencontre une américaine assez âgée,seule et excédée, elle vient de se taper 20 bornes et doit faire machine arrière (donc encore quasi 20) car n'a pas de réservation ni de tente, son refuge pour la nuit se trouve de l autre côté du pont... C'est limite dangereux, chapeau ! On arrive à notre refuge, on demande à la réceptionniste pour le pont, elle nous répond qu'il vient de casser il y a 2h, de ne pas être inquiets, que PEUT ÊTRE, il sera réparé demain. Dans la soirée, des randonneurs arrivent, ils n'ont pas de réservation. La nana de l'accueil leur vend des places de camping. Mon sang ne fait qu'un tour... Ceux qui viennent sans réserver ont des places en camping et nous qui avons réservés comme on nous l'a demandé avons été obligés de nous payer un refuge car soit disant le camping est plein ?!?!??! C'est vraiment abusé, en fait en nous disant de réserver à l'avance ils espèrent que les gens vont le faire mais ils ne recalent pas les gens qui ne l'ont pas fait pour autant et leur trouve une place en camping... Quel scandale... Leur réponse est qu'ici les règles ne sont pas carrées comme en Europe (pourquoi en faire alors ?) et aussi que "c'est ça la Patagonie" Bref on nous prend pour des cons. On rencontre d'autres français dans ce refuge le soir, agacés, ils y étaient à ce fameux pont juste avant qu'il ne casse. Ils sont formels : 1/ d'après eux la rivière est infranchissable (ils auraient vu quelqu'un essayer il avait de l'eau jusqu'à la taille, et le courant est très fort, sans parler de la température de l'eau) 2/ le ranger leur a dit qu'il faudrait au bas mot 1 semaine pour le réparer Eux demande la mise en place d'un bateau sur le lac pour les ramener au point de départ, éviter les 17,5km dans l'autre sens pour rien, la réponse de la réceptionniste : oui vous avez deviné : PEUT ÊTRE. Il n'en sera rien, pas de bateau prévu pour les touristes, seulement pour acheminer les membres du staff... On a le moral dans les chaussettes, ça sent pas bon cette histoire, pour finir de nous achever je demande la météo du lendemain à la réceptionniste : pluie ! Mais peut être que la météo se trompe me dit elle. Elle n'est pas contrariante... Le lendemain matin, effectivement, le temps est maussade, pluie et gros nuages. On décide d'aller par nous même au pont voir ce qu'il en est. On arrive de bonne heure, un des pylônes en bois est effectivement cassé mais le pont est toujours debout. Il y a des grosses chaînes de renfort ancrées dans le sol intacts. On est dubitatifs... Il a l'air encore solide. La rivière par contre nous semble dangereuse, si on glisse il y a vraiment du débit et l'eau est glacée... Un australien nous rejoins. D'après lui, le pont tiendra. Alors il décide de le tester. Il laisse son sac à côté de nous, passe par dessus les branchages interdisant l'accès mis par les Rangers et marche doucement, puis sautille, et finit par se retrouver de l'autre côté. Les Rangers le voient, ils sortent de leur cabane en gueulant, l'australien qui les a pas vu fait son malin et lève les bras en fanfaronnant. Sur le coup c'était assez drôle. Il se fait bien engueuler, même si en espagnol on comprend pas tout, mais clairement ils sont pas contents ! Ca met fin à nos projets de passage clandestin... Du coup on se retrouve face à un dilemme. Aujourd'hui on devait monter à la vallée des français qui offre un joli point de vue sur les sommets, redescendre, emprunter ce foutu pont, marcher 2h de plus pour rejoindre notre camping. Sauf que, nous n'aurons pas le temps de monter à la vallée des français et nous taper le chemin d'hier dans l'autre sens, pour arriver au point de départ. Du point de départ il nous faudrait encore prendre un bus puis un catamaran pour rejoindre le camping prévu... Bref un vrai merdier. Donc soit c'est la vallée des français mais on ne pourra pas rejoindre notre camping le soir, et donc pas faire le glacier prévu le lendemain, soit on zappe la vallée des français et on se met tout de suite en route pour le retour au point de départ. Je demande conseille au ranger, lui expliquant notre situation, il me dit que vu le temps, on ne verra rien à la vallée des français, il me conseille de rebrousser chemin. C'est donc à contre cœur, que nous abandonnons la vallée des français (2eme spot que nous ne verrons pas, après les Torres) et commençons à marcher vers le point de départ. Cette journée de 21km sera longue, le même chemin qu'hier, sous la pluie... Le moral est au plus bas, on en veut au parc qui ne gère pas bien leur infrastructures et ne nous propose aucune solution ! Ils auraient pu bricoler un pont de fortune avec des planches de bois la rivière n'est pas si large. Et en plus personne ne bosse sur ce putain de pont ! C'est sur qu'à ce rythme la, ça peut prendre des semaines... On marche sans s'arrêter, Florian se tape le gros sac qui s'imbibe d'eau le rendant de plus en plus lourd, bref, la grosse journée de merde !! Arrivés au point de départ, on sait qu'il faut prendre un bus puis un catamaran pour rejoindre notre camping. On demande donc à la dame se trouvant là, ce qu'il est prévu pour nous acheminer à destination. Elle nous dit ce que l'on sait déjà il faut prendre un bus à 3000 pesos puis un autre a 6000 et enfin un catamaran à 10 000 ... À nos frais ! Et c'est pas donné l'équivalent de 40€ pour nous 2, pour un truc totalement indépendant de notre volonté !! Florian s'énerve dit que c'est pas normal, vu le prix d'entrée, qu'il n'y a aucune maintenance... La nana rigole, elle nous demande si on veut lui acheter son ticket de bus... Elle nous dit que c'est comme ça, que c'est pareil pour tout le monde. Ah oui, et le bus est dans 2h. On est vraiment en colère, on est trop fiers pour lui acheter son ticket à la con, alors on fait du stop, de toute façon on a 2h avant que le bus arrive on aura le temps de trouver une voiture... Un chilien hyper sympa finit par nous prendre, il parle français, il nous dépose à l'entrée principale du parc. Florian pense qu'on aura plus de chance de se faire entendre ici... Que nenni, la dame nous explique qu'elle est désolée, que les entreprises de transport étant privées ils ne peuvent rien faire. Et le ticket d'entrée, c'est une entreprise privée qui en profite aussi ?? Pffff c'est du racket. Les français croisés hier abandonnent et rentrent à Puerto Natales, on est sur le point de faire pareil, mais franchement, on n'a encore rien vu... En plus pas question d'être remboursés sur les nuits réservées et payées mais non consommées (même si c'est parce qu'on est coincés de l'autre côté, c'est du grand n'importe quoi.) On a les boules, on paie notre bus, et notre catamaran, et à 19h on est enfin à notre camping! Quelle histoire... On veut même pas regarder la météo, on s'attend à rien, au pire, au moins on sera pas déçu...

Le trek du W : entre rêve et cauchemar (Torres del Paine - Patagonie Chilienne) ��

- Jour 4 : le miracle !

On se lève, le ciel est un peu couvert mais il ne pleut pas. Au programme 24km, aller jusqu' à notre ultime camping, déposer le gros sac et continuer au delà, on nous a parlé de passerelles suspendues avec une vue magnifique sur le glacier... On se met en route, et la le ciel se dégage, grand soleil. Enfin !! C'est comme si le parc ne voulait pas nous laisser un souvenir trop amer et nous prouver que si, il pouvait être beau. On marche et cette fois ci on est conquis, le long du lago grey, de gros bloc de glace flottent, ils se sont décrochés du glacier. Au fur et à mesure qu'on avance on se rapproche du glacier. C'est magnifique. Arrivés au camping on monte la tente, et on se met en route pour les passerelles. Sur le chemin on se rapproche encore davantage du glacier on finit par le surplomber. Première passerelle d'une quinzaine de mètres de long ca passe tout seul. Deuxième passerelle un peu plus loin, une quarantaine de mètres de long, elle surplombe un vide impressionnant. Je n'ai pas le vertige mais j'avoue que ça fait un peu peur. On sait qu'il y a un super point de vue juste après le pont. Il faut le passer. 1er essai pour moi, c'est vrai que ça bouge beaucoup ! Je m'arrête au quart et fait demi tour. Florian ne souhaite pas passer... Il a trop le vertige. Des gens passent en face, pas toujours rassurés... Un français nous dit que le point de vue est superbe, moi ça me motive je dis à Flo qu'il faut absolument y aller. Alors on passe, même pas peur ! Effectivement c'est à couper le souffle. Le voilà le W qui révèle enfin sa splendeur !! On a une vue plongeante sur le glacier, on voit ses crevasses, son immensité, c'est magique ! On en a plein les pattes, on rentre donc vers le camping, ravis. Un dernier dîner soupe/noodle on est quand même content que l'aventure se termine le lendemain. La fatigue accumulée se fait ressentir, les dos et les pieds sont douloureux...

Le trek du W : entre rêve et cauchemar (Torres del Paine - Patagonie Chilienne) ��
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- Jour 5 : la fin du W, l'heure du bilan

Le lendemain réveil de bonne heure pour entamer le retour, et choper le catamaran de 11h30 qui nous ramènera à l'endroit où nous prendrons notre bus pour Puerto Natales. La journée est magnifique, encore... L'heure du bilan, malgré les 2 dernières journées qui nous ont permis d'apprécier comme il se doit le 3eme spot du parc, on est quand même un peu amers. -> Parce qu'on a pas vu les 2 premiers, qu'on a donc raté les 2/3 de notre W, ça encore c'est le jeu. La météo... On était prévenus, c'était le risque, on a pas eu de chance, rien à dire. -> Mais alors la gestion du parc, ça nous reste en travers de la gorge. En gros, les touristes sont vraiment pris pour des vaches à lait, on paie sans cesse, on nous ment en nous disant de réserver absolument à l'avance, pire en nous disant que tel camping est plein pour nous vendre des nuits dans des refuges bien plus chères, on nous fait croire que peut être il y aura telle ou telle chose mise en place pour nous calmer, mais il n'y a rien de fait, et la vérité c'est qu'ils s'en foutent. Ils profitent bien de la réputation du parc, l'un des plus beaux trek du monde, c'est sur ça en jette, ça amène des milliers de touristes, ils encaissent, pour le reste il n'y a plus personne... On a appris d'après un guide qu'il fallait 2 jours pour rapatrier un blessé, alors que c'est pas du tout difficile d'accès ! Ils se donnent pas les moyens de faire mieux. On a croisé beaucoup de gens dégoûtés, il faudrait que les touristes se lassent d'être pris pour des cons et boudent un temps le parc. Je suis sûre que là, ils trouveraient rapidement une solution ! La beauté de leur parc ne doit pas leur donner tous les droits non plus. Des belles choses, il y en a plein la planète, pas uniquement à Torres del Paine... Si c'était à refaire ? La seule chose qu'on pourrait changer c'est qu'on ne ferait aucune réservation. Il fait pas beau ? On reste un jour de plus ! Après pour la poisse de la météo, ou des infrastructures défectueuses, on peut pas l'anticiper... Enfin, je vous rassure on ne va pas rester bloqués sur cet épisode, on gardera le positif de cette aventure, à savoir le défi physique relevé malgré les mauvaises conditions, mention spéciale pour Florian et ses 15kg sur le dos, et la beauté du glacier Grey, indéniable... Et maintenant, on retourne en Argentine (car les chiliens nous ont agacés :P ) pour aller voir un autre glacier, celui du Perito Moreno !

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Sylvie 04/01/2017 13:41

Nous avons appris que le pont avait cassé juste après avoir acheté l'entrée du Parc.. Même sentiment d'être pris pour "une pompe à fric" , 3 "entités" pour "gérér" le Parc c'est pratique en cas de problème 'c'est la faute à l'autre' . Agaçant est un faible mot . J'ai explosé le dernier jour et refusé de payer une fois de plus pour un camping qui ne nous intéressait pas .. Dommage car le site est réellement beau . Les chiliens eux-mêmes nous conseillaient de nous plaindre (en tant que touristes étrangers) car ils pensent que c'est la seule façon pour que les choses bougent. Il y a un projet de développement du parc O'Higgins afin de désengorger les Torres. Dernière info, le "O" qui à priori, attire moins de monde est à sens unique Est-Ouest

Stéphanie 05/01/2017 02:30

Quand y êtes vous allée ? Le pont n'est toujours pas réparé à ce jour ?
Comme vous dites, le site est très beau, dommage qu'il soit si mal géré !
Nous avons fait une réclamation mais aucune nouvelle à ce jour...

Marie Boltz 09/12/2016 13:58

Quelle épopée !! en tout cas j'étais scotchée dans la lecture :) quelle poisse et honte pour le parc mais les panoramas sont à couper le souffle... bona suerte pour la suite :)

Sylvie 05/01/2017 10:06

J'ai effectivement oublié de donner les dates, j'y étais à peu près en meme temps que vous , du 03/12 au 07/12, le problème du pont s'est produit le 02/12 . Il était prévu qu'il soit réparé sous huitaine, maintenant je n'ai pas de nouvelles mais je pense qu'il est réparé

Stéphanie 09/12/2016 23:14

Merci !! On pense fort à vous, on vous suit aussi sur votre blog ! Tout le monde nous a dit tellement de bien de la Colombie... Je pense que ça mérite un voyage à part entière... Vous rentrez pour les fêtes ? La bise à tous les 2

Papybob 09/12/2016 01:50

Quelle histoire ! Ce récit est passionnant on s'y croirait. Sans bouger de mon fauteuil j'avais l'impression de découvrir ce lieu magique. Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite de vos aventures en espérant que le temps vous soit plus favorable.

Stéphanie 09/12/2016 23:15

Merci !!
Tant mieux si c'est réussi et que je parviens à vous faire venir un peu en voyage avec nous, c'est le but !!
Gros bisous à tous